Les numéros et les services changent d’un pays à l’autre. Ce qui suit vaut pour la France ; si tu vis en Belgique, les sections « En Belgique » disent ce qui change.
Appelle dans cet ordre
Un chien se retrouve grâce aux personnes à qui quelqu’un l’amène. On appelle donc les endroits où finissent les chiens trouvés — et dans cet ordre.
- La mairie. Empêcher la divagation des chiens fait partie des obligations du maire, et chaque commune doit disposer d’une fourrière — la sienne, une fourrière partagée avec d’autres communes ou une fourrière confiée à une association. Ce n’est pas une faveur, c’est la loi — et c’est aussi pour ça que la mairie sait qui s’en occupe vraiment pour elle.
- La fourrière de ta commune, et tout de suite aussi celle des communes voisines. Un chien va plus loin en une nuit que tu ne l’imagines, et les fourrières ne s’appellent pas entre elles. Dans certaines communes, la fourrière ne prend pas les appels des particuliers : c’est alors la mairie ou la police qui la contacte.
- La police municipale, s’il y en a une ; sinon, et en dehors des heures d’ouverture de la mairie, la gendarmerie ou le commissariat.
- Les vétérinaires et les refuges du coin. Qui trouve un chien l’emmène le plus souvent chez le vétérinaire le plus proche pour lire sa puce, ou dans un refuge.
- Police secours — 17, quand le chien court sur la route, qu’il est blessé ou qu’un accident menace.
112 est le numéro d’urgence européen, pour une vie ou une sécurité en danger — un chien au milieu de la circulation, un chien percuté, un accident imminent. Pour signaler une perte, c’est le mauvais numéro.
En Belgique
- La police locale de ta zone. Donne-lui le numéro de puce et une photo — c’est souvent à la police ou dans un refuge que finit un chien trouvé.
- La commune. C’est à elle que la loi confie les animaux trouvés, et elle sait avec quel refuge elle travaille. En Wallonie, elle doit d’ailleurs rendre public le refuge qu’elle a désigné.
- Le refuge de ta commune, et tout de suite aussi ceux des communes voisines.
- DogID. Passe ton chien en « perdu » et rends ton contact public — tout le détail plus bas.
- Les vétérinaires du coin. Qui trouve un chien l’emmène souvent chez le vétérinaire pour lire sa puce.
- Le 101, le numéro d’urgence de la police, quand le chien court sur la route, qu’il est blessé ou qu’un accident menace.
En Belgique, le 112 est le numéro des pompiers et de l’ambulance. Pour la police, c’est le 101.
Quoi dire quand on décroche
Chaque appel est le même et dure une minute. Prépare-le, parce qu’au troisième, ta voix va se briser.
- À quoi il ressemble. Taille, couleur, pelage, s’il porte un collier et de quelle couleur. La race, seulement après — la personne au bout du fil ne la connaît peut-être pas.
- Le nom du chien, et s’il y réagit quand c’est un inconnu qui l’appelle.
- Où et quand il s’est perdu. L’endroit et l’heure exacts, pas « quelque part près de la forêt ».
- Le numéro de puce ou de tatouage. Lis-le en entier — quinze chiffres pour une puce.
- Ton numéro de téléphone, et si on peut t’appeler la nuit. On peut.
- Son caractère. S’il se laisse attraper, s’il a peur des hommes, s’il va vers les enfants. C’est ce qui décide de la façon dont on l’approchera.
- Demande qu’on le note. Le chien trouvé n’arrivera peut-être que demain, et quelqu’un d’autre sera de service.
À la fin, pose deux questions : quand dois-tu rappeler, et peux-tu envoyer une photo par e-mail ou par WhatsApp. Une photo dans le téléphone de la personne de service vaut mieux qu’une description dans un cahier.
Ce que tu peux consulter toi-même
Beaucoup de gens ne pensent pas à regarder par eux-mêmes, et c’est pourtant un réflexe à avoir dès le premier jour.
- Les groupes Filalapat sont les groupes Facebook officiels de l’I-CAD, un par département, pour les animaux identifiés perdus ou trouvés. L’annonce est gratuite.
- Certaines fourrières publient elles-mêmes les animaux qu’elles accueillent, sur leur site ou leur page Facebook. Demande à la mairie si c’est le cas de la tienne.
- Ta déclaration de perte à l’I-CAD fait le chemin inverse : les vétérinaires, les refuges et les fourrières la voient dans le fichier.
- Mais ne t’y fie pas comme à une preuve. Une page n’est à jour que si quelqu’un la tient à jour. Si tu ne vois pas ton chien en ligne, cela ne veut pas dire qu’il n’est pas en fourrière. Regarde — et appelle quand même.
En Belgique
- La recherche publique de DogID, avec le numéro de puce, indique le statut du chien. En Wallonie et à Bruxelles, la réglementation prévoit qu’elle dise aussi s’il est dans un refuge, et lequel. La mise à jour peut prendre jusqu’à deux semaines — là non plus, ne t’y fie pas comme à une preuve.
- Animal Search est une application gratuite pour les animaux perdus et trouvés, en français, en néerlandais et en allemand. La Ville de Bruxelles la cite parmi les outils de la police et des refuges.
Comment trouver ta fourrière
C’est la mairie qui sait quelle fourrière travaille pour elle. Pose-lui la question aujourd’hui, pour une raison qui surprend beaucoup de monde.
- Toutes les communes n’ont pas leur propre fourrière. Une commune peut partager la sienne avec d’autres communes, utiliser celle d’une autre ville ou la confier à une association de protection animale. Ton chien attrapé dans ta rue peut donc se retrouver dans une autre ville — et c’est là qu’il faut appeler.
- C’est la commune où le chien a été trouvé qui compte, pas celle où tu habites. S’il s’est perdu chez toi et qu’on l’a trouvé un village plus loin, c’est là-bas que tu cherches.
- Récupérer ton chien a un coût. La fourrière ne le rend qu’une fois les frais de garde payés. Ce n’est pas pour te faire peur — c’est pour que tu ne découvres pas la note au guichet.
En Belgique : ton refuge
- C’est la commune qui sait avec quel refuge elle travaille. Pose-lui la question aujourd’hui — en Wallonie, elle doit de toute façon le rendre public.
- Les Régions publient la liste des refuges. En Wallonie, sur le site Bien-être animal de la Région, bienetreanimal.wallonie.be ; à Bruxelles, Bruxelles Environnement publie une liste et une carte des refuges.
- Là aussi, récupérer ton chien a un coût. Les frais du refuge sont à ta charge, et un chien sans puce ne t’est rendu qu’une fois pucé, à tes frais.
Puce et fichier — vérifie ce qu’il contient
- L’I-CAD, le Fichier national d’identification des carnivores domestiques, reçoit l’inscription du vétérinaire qui identifie ton chien, par puce ou par tatouage. Ensuite, tes coordonnées, c’est toi qui les gères.
- Ton téléphone et ton adresse se mettent à jour en ligne, dans ton Espace Détenteur sur i-cad.fr, en quelques minutes. Fais-le pendant que ton chien est à la maison. Les refuges le constatent après chaque feu d’artifice et chaque orage : le chien est identifié, mais la fiche ne mène nulle part.
- La perte se déclare au même endroit. « Déclarer mon animal perdu » dans ton Espace Détenteur : les vétérinaires, les refuges et les fourrières voient la déclaration. Quand ton chien est de retour, déclare-le « retrouvé ».
- Vérifie que le numéro est bien enregistré. L’I-CAD propose un outil pour vérifier un numéro d’identification : tu vois si le numéro est inscrit au fichier.
- Si ton chien a pu passer une frontière — dans une région frontalière, ce n’est rien d’exceptionnel —, essaie aussi la recherche internationale europetnet.org ; c’est d’ailleurs ce que conseille l’I-CAD quand un numéro n’est pas dans le fichier français. Le fichier français ne te montrera pas un chien enregistré en Belgique ou en Allemagne, et inversement.
En Belgique : DogID
- DogID est le fichier des chiens pour toute la Belgique, que les trois Régions gèrent ensemble. C’est le vétérinaire qui pose la puce et enregistre ton chien ; ensuite, ta fiche, c’est toi qui la gères.
- Ton téléphone se met à jour en ligne, sur online.dogid.be, avec ta carte d’identité électronique ou itsme. Ton adresse est reprise du registre de la population, ton téléphone non — c’est lui qu’on oublie.
- Rends ton contact public. Depuis 2024, il est masqué par défaut : la personne qui cherche le numéro de ton chien ne voit ton téléphone que si tu l’as rendu public.
- La perte se déclare dans DogID, en ligne, par téléphone, par e-mail ou par ton vétérinaire. C’est d’ailleurs une obligation légale.
Le deuxième jour et après
- Rappelle, chaque jour. Le matin, ils ont noté ta perte ; le soir, ils ont peut-être accueilli un chien que quelqu’un n’a remarqué qu’après le déjeuner. Les équipes tournent et les notes se perdent. L’I-CAD conseille d’appeler chaque jour les fourrières et les refuges de la région.
- Élargis le cercle aux communes voisines. Leur mairie, leur fourrière, leurs vétérinaires. Au bout de deux jours, un chien est couramment à des dizaines de kilomètres.
- Publie une annonce dans le groupe Filalapat de ton département et sur vigipets.fr, un site d’animaux perdus et trouvés vers lequel renvoient des communes. Le groupe de ta ville ou de ton quartier est souvent plus rapide que les grands groupes — on y trouve des gens qui ont vraiment pu voir ton chien.
- Les urgences vétérinaires du coin. Un chien percuté ou épuisé finit là, pas en fourrière. Il n’y a pas de numéro public national d’urgence vétérinaire : renseigne-toi à l’avance sur la clinique la plus proche ouverte la nuit — le répondeur de ton vétérinaire indique souvent qui est de garde.
- Les chasseurs et les agriculteurs du coin. Ils parcourent les champs et les bois tous les jours et voient plus que n’importe qui.
En Belgique
- Publie ton chien sur Animal Search, en plus des groupes de ta commune et de ton quartier.
- Les urgences vétérinaires : là non plus, il n’y a pas de numéro national. À Bruxelles, le site de la Région, be.brussels, cite des services vétérinaires privés d’urgence et de garde.
Où ça ne sert à rien d’appeler
- Le 18. Les pompiers ne cherchent pas les chiens perdus ; pour un animal blessé, ce n’est qu’un dernier recours, si tu n’arrives pas à joindre la police.
- Une police municipale dans une commune qui n’en a pas. Appelle plutôt la mairie, et en dehors des heures d’ouverture la gendarmerie ou le commissariat.
- L’I-CAD au téléphone pour un changement de détenteur. Il ne se fait ni par téléphone ni par e-mail — en ligne, gratuitement, ou par courrier.
- Un numéro spécial pour l’autoroute. Si le chien est sur l’autoroute, c’est le 112, ou une borne d’appel d’urgence. Reste derrière la glissière et ne va pas sur la chaussée derrière lui.
En Belgique
- Le 112 pour la police. En Belgique, la police, c’est le 101 ; le 112, ce sont les pompiers et l’ambulance.
- Le 1718 en Wallonie. C’est le numéro d’information générale de la Région, pas une ligne pour les animaux.
- Un numéro spécial pour l’autoroute. Un chien sur l’autoroute met la circulation en danger : c’est le 101. Reste derrière la glissière.
Tu as trouvé le chien de quelqu’un ? On appelle les mêmes numéros
L’autre côté de la même situation — et ici, la loi est assez claire.
- Un chien trouvé errant va en fourrière. Appelle la mairie ou la police ; la police peut aussi rendre directement à son propriétaire un chien identifié, sans passer par la fourrière.
- Avant de téléphoner, attends dix ou vingt minutes sur place. Souvent, le propriétaire arrive en courant et le reste devient inutile.
- Fais lire la puce ou le tatouage, chez un vétérinaire, à la fourrière, à la mairie ou dans un refuge. Avec le numéro, tu remplis sur i-cad.fr le formulaire « Je déclare l’animal trouvé » : l’I-CAD transmet tes coordonnées au propriétaire.
- Un nom et une adresse sur le collier, ça compte. Un chien qui les porte est considéré comme identifié, et la fourrière doit rechercher son propriétaire au plus vite. Un chien sans aucune identification n’est rendu qu’une fois identifié, aux frais du propriétaire.
- Le chien n’est pas donné tout de suite. Si le propriétaire ne se manifeste pas dans un délai de huit jours ouvrés et francs après l’entrée en fourrière, le chien est considéré comme abandonné et appartient au gestionnaire de la fourrière, qui peut le confier à une association pour l’adoption. Le délai court à partir de l’entrée en fourrière, pas du jour où le chien s’est enfui.
En Belgique
- En Wallonie, préviens sans attendre la commune où tu l’as trouvé. Garder un animal perdu sans autorisation y est une infraction.
- À Bruxelles, tu as quatre jours pour le remettre à la commune où tu l’as trouvé ou à celle où tu habites, ou au refuge désigné.
- DogID conseille d’amener le chien dans un refuge ou à la police. Le refuge doit vérifier la puce et contacter le propriétaire tout de suite.
- Le chien n’est pas donné tout de suite. Le refuge le garde dix jours en Wallonie, dix de plus si le propriétaire le demande, et quinze jours à Bruxelles ; ensuite, le chien lui appartient.
Ce qu’il faut enregistrer dans ton téléphone aujourd’hui
C’est tout le sens de cet article. Chercher des numéros pendant que ton chien court sur la route, c’est le pire moment possible.
- Le numéro de puce ou de tatouage en note dans ton téléphone, et la carte d’identification I-CAD téléchargée.
- Tes identifiants de l’Espace Détenteur, pour pouvoir déclarer la perte en deux minutes.
- La mairie et la fourrière de ta commune, et la police municipale ou la gendarmerie.
- Ton vétérinaire et la clinique la plus proche ouverte la nuit.
- Deux photos de ton chien, de profil et de face, en pleine lumière, le corps entier. Pas celles où il est mignon — celles où on le reconnaît.
Et encore une chose, qui prend une minute : connecte-toi à ton Espace Détenteur et vérifie le numéro de téléphone enregistré pour ton chien. C’est la seule chose de toute cette liste qui décide si un chien trouvé rentre à la maison le jour même.
En Belgique
- Le numéro de puce, qui figure dans le passeport de ton chien, et ton accès à online.dogid.be avec ta carte d’identité électronique ou itsme.
- La police locale de ta zone, et le 101.
- La commune et son refuge, et les refuges des communes voisines.
- Ton vétérinaire et le service de garde le plus proche.
- Le service d’assistance de DogID : +32 2 333 92 22, tous les jours de 8 h à 20 h.
Et la minute qui compte le plus : connecte-toi à DogID, vérifie ton téléphone et rends ton contact public.
Comment ça se passe avec Tifik
Cette liste reste valable avec le collier. Ce qui change, c’est la part dont tu as besoin — et si tu appelles pour retrouver ton chien, ou parce que tu sais déjà où il est.
- Tu pars d’un point sur la carte, pas du téléphone. Tu passes en suivi en direct et tu vas vers ton chien. Tu ne commences à appeler que lorsqu’il y a une clôture ou de l’eau entre vous.
- Tu appelles la fourrière avec une position, pas une description. « À neuf heures et demie, il était près de la carrière », c’est une information avec laquelle on peut travailler.
- Le code QR sur le boîtier est pour la personne qui le trouve. Elle le photographie avec son téléphone et une page s’ouvre, avec le nom du chien et un bouton « Je l’ai trouvé » — sans lecteur de puce et sans application. Tu reçois un message et nous vous mettons en relation, sans que ton numéro soit rendu public.
- Le collier ne remplace pas l’identification, ni cette liste. La puce et le fichier répondent à la question à qui est ce chien. Le collier répond à la question où est ce chien — et c’est celle qu’on se pose en premier.